Qui suis-je ? Votre biographe à cœur ouvert
Mon cheminement vers le métier d’écrivain biographe : une histoire de vie

Je m’appelle Gilda Beurtheret et je suis écrivain biographe à Antony, dans les Hauts-de-Seine et plus largement dans toute l’Ile-de-France ou par visioconférence.
Mais avant d’en arriver là, et pour mieux comprendre mon histoire, remontons un peu le temps.
Si je suis née entourée de champs de blé, dans les confins de la Beauce, c’est entre ici et ailleurs que j’ai grandi. Mon ailleurs à moi, c’est celui de la jeunesse de mes parents, l’Alentejo, dans le sud du Portugal. Le déracinement, l’identité plurielle, le décalage de culture, le multilinguisme, la diversité, les problématiques de l’intégration sont une part de moi, une richesse intérieure profonde, parfois éludée ou enfouie dans la passé, selon les circonstances mais devenue source de fierté au fur et à mesure que j’ai grandi.

Une autre part de moi, c’est celle qui s’est construite par ancrage, là où les aléas de la vie immigrée de mes parents m’ont fait naître, en France.
Dans mon village natal de deux cents âmes, un merveilleux instituteur dévoué, m’a mis le pied à l’étrier et j’ai pris goût à l’école. Puis, mon chemin a croisé celui de non moins exceptionnels professeurs d’économie et de philosophie qui m’ont encouragée à élargir le champ des possibles et m’ont donné la confiance nécessaire pour grimper dans le fameux ascenseur social.
Mon identité plurielle, c’était aussi que j’aimais autant les mathématiques que les humanités ou les arts plastiques ! Alors, comment choisir quand on est adolescente, un peu déracinée, un peu isolée et sans beaucoup de modèles ?
Ce que je n’aimais pas c’est certain, c’était les sciences. Donc pas de voie scientifique comme mon frère. Ma sœur ainée a, sans le vouloir, sans doute pris le rôle de modèle à suivre, pour moi, la cadette de la fratrie.

C’est en mode « pilotage automatique », certainement par sécurité et inconsciemment pour sûr, que je me suis formée et que j’ai fait carrière dans le contrôle de gestion et le pilotage financier stratégique d’entreprises. Le secteur de la réassurance, multiculturel et international par vocation, m’a offert un formidable terrain d’expression et de développement professionnels.
Mais qu’est-ce que « la réassurance », me direz-vous ? Pour faire simple, ce sont les assureurs des assureurs. Je m’égare un peu, mais pas tant que cela. Vingt cinq ans de ma vie, dans ce monde d’expertise, d’exigence et d’excellence, qui vous pousse à donner le meilleur et vous tire vers le haut, valent bien que je m’y attarde (et que je le porte à votre connaissance très certainement : c’est cadeau !).
J’ai adoré cette période de ma vie. Je m’y suis découverte tour à tour reine de l’organisation, structurée et rigoureuse, leader d’équipe avant tout bienveillante et rassurante et interlocuteur des dirigeants, toujours professionnelle, authentique et intègre.
Puis, insidieusement, l’humanité dans les relations de travail, qui m’est si chère, a fini par disparaitre de mon quotidien.
Outre la câlinothérapie entamée avec mon compagnon de récit, j’ai alors pris la plume, pour moi avant tout, pour prendre du recul et gagner en objectivité. Et peu à peu l’effet de l’écriture à fait son chemin et mon regard a changé. J’ai fini par ne plus accepter d’être complaisante et en décalage avec mes propres valeurs.

Et parce que la vie, avec violence, m’avait déjà démontré comme elle pouvait être précaire et qu’il fallait s’évertuer à la savourer sans attendre, j’ai sereinement désactivé le mode « pilotage automatique » et suivi mon chemin de résilience, si souvent déjà emprunté !
Tourner la page, se reconstruire et écouter à la fois son cœur et ce que beaucoup autour de moi m’ont souvent suggéré : « Tu devrais écrire !».
Le stylo est la langue de l’âme
Miguel de Cervantes
Pourquoi j’écris la vie des autres ? Une histoire de choix
Ecrire pour rédiger ce nouveau chapitre de ma vie, cela faisait sens. L’écriture, en filigrane, comme un fil d’Ariane, m’a souvent susurré de lui faire la part belle. Mais par quel biais ? Je sentais aussi en moi une furieuse envie, un besoin profond, de mêler ce goût pour la recherche des mots justes et adaptés au service des autres.
Ce fut alors la découverte et la rencontre avec ce merveilleux métier, oh combien humain et bienfaiteur, de biographe, porteur et passeur d’histoires. Prêter ma plume à ceux qui en ont besoin pour les aider à transmettre, explorer leurs racines, se reconnecter, fixer des moments pour l’éternité ou encore retrouver l’envie d’avancer.
Comme une évidence…
Travailler sans se montrer, sans recherche de gloire.
L’amour du travail bien fait, de la profondeur, de l’énergie posée dans le travail.
Au service des autres.
Je me suis alors formée à la Plume Académie puis j’ai créé ma petite entreprise : « Si l’enVie m’était contée … » qui me procure une joie immense !

Non pas uniquement la joie d’écrire, mais avant tout celle d’écrire pour les autres, en alignement avec mes propres valeurs de respect, de soutien, de confiance, de sincérité, de recherche de qualité et de sens donné au travail.
Le biographe effectue un travail solitaire bien sûr, celui de coucher un récit sur le papier, avec précision, fidélité et dynamisme. Mais, presque paradoxalement ou contre intuitivement, c’est avant tout un métier d’écoute, de ce qui se dit et de ce qui ne se dit pas, profondément riche d’échanges, personnels voire intimistes, comme je les aime ! C’est en ce sens que je le trouve extrêmement utile et gratifiant.
C’est ainsi que j’ai entamé ma deuxième vie professionnelle, celle d’écrivain biographe, métier où l’humain, l’empathie, l’écoute attentive, le respect, la bienveillance et la confiance priment.

Si j’ai eu envie d’écrire la vie des autres, c’est :
- Parce que j’aime l’idée de faire plaisir ou du bien aux autres : en les écoutant, en leur permettant de faire travailler leur mémoire, afin de transmettre ou de se raconter, en imaginant leur plaisir de lire leur propre histoire ou l’émotion de leurs proches.
- Parce que j’aime entendre raconter des histoires de vie et découvrir le contexte des évènements passés.
- Parce que j’aime aider, accompagner les gens à prendre du recul par l’extériorisation que permettent la verbalisation et l’écriture des évènements qui nous pèsent : c’est l’effet bien connu de l’écriture, réparateur ou reconstructeur.
- Parce que j’aime l’idée de rendre ou plutôt d’extraire de toute histoire (même banale en apparence) tout son sens et de le restituer, y compris le sens des non-dits.
- Parce que j’aime le travail de l’écriture solitaire, dans le calme, qui cherche à sublimer les histoires, trouver les mots les plus justes, ceux du narrateur ou ceux que le narrateur aurait aimé trouver, ceux qui captent l’attention, suscitent l’intérêt et génèrent de l’émotion.
- Pour mettre mes compétences et mon goût de l’écrire au service des autres, ce qui donne un sens profond à ce travail commun entre un narrateur et son biographe, son prête-plume.
Moi,
mes enfants (devenus grands depuis…)
et mon cahier fétiche!
Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous.
Paul Eluard

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